[Test] Stuff it!
Stuff It! est plus intéressant que son habillage ne le laisse supposer. Avec ses créatures féminines voluptueuses et son contenu réservé aux adultes, le jeu de BONNISOFT pourrait passer pour une production érotique assez classique. Il s’agit pourtant surtout d’un petit jeu de gestion et de collection, à mi-chemin entre Tamagotchi, creature collector et idle game.
L’aventure se déroule à Celestine, où des artisans appelés Makers utilisent une mystérieuse énergie pour donner vie aux Huglets. Notre protagoniste parcourt six villes à la recherche de Threads mystiques. L’histoire reste essentiellement un prétexte à la progression : malgré un contenu sexuel explicite, ce sont bien les créatures qui occupent le centre de l’expérience.
Cinquante espèces peuvent être découvertes, avec différentes caractéristiques et quelques variantes rares. Il faut nourrir les Huglets, les nettoyer, surveiller leur énergie et développer leurs statistiques. Elles peuvent également nouer des relations entre elles. J’ai apprécié cette petite dimension de simulation, suffisamment présente pour donner aux créatures davantage de personnalité que de simples unités de combat.
Les expéditions constituent la partie la plus répétitive. Une grande partie des affrontements est automatisée : on prépare son équipe avant de regarder les Huglets combattre. Cela convient à la dimension idle, mais devient rapidement monotone lors de longues sessions. Les boss demandent heureusement davantage de préparation, notamment dans le choix des compétences et la composition du groupe.
La création et la reproduction de nouvelles Huglets prolongent efficacement la collection sans atteindre une grande profondeur. C’est d’ailleurs une constante : aucune mécanique n’est particulièrement sophistiquée, mais leur accumulation forme une boucle de progression cohérente.
Visuellement, le jeu possède une vraie personnalité avec ses illustrations 2D colorées, quelque part entre peluches et personnages d’anime. La réalisation reste cependant inégale et certaines séquences utilisent encore des représentations assez génériques. Depuis la sortie, plusieurs mises à jour ont également corrigé ralentissements, problèmes d’affichage et bugs susceptibles de bloquer la progression.
La durée de vie dépend surtout de l’envie de collectionner. Les six villes peuvent être parcourues relativement rapidement, mais les cinquante espèces, variantes rares, compétences, relations et succès offrent beaucoup plus de matière aux joueurs souhaitant compléter l’ensemble.
Stuff It! reste finalement une production indépendante modeste, parfois répétitive et encore irrégulière dans sa finition. Mais son prix contenu, sa gestion des Huglets et son mélange inhabituel de simulation, collection et idle game lui donnent davantage de consistance que son apparence pourrait le laisser penser. Derrière son argument érotique très visible se cache un petit jeu de créatures imparfait mais étonnamment cohérent.
Article rédigé par Mlle_Krikri
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