[Test] Tomba! 2 : The Evil Swine Return Special Edition
Tombi 2, connu sous le nom Tomba! 2: The Evil Swine Return dans d’autres territoires, revient en “version 2025” sous l’appellation Special Edition, une réédition moderne construite autour du Carbon Engine et pensée avant tout comme un travail de préservation avec quelques fonctions de confort, plutôt qu’une refonte de fond en comble. Elle est sortie en décembre 2025 en téléchargement sur PC, PS5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.
Le cœur du jeu reste celui d’un action-plateforme/aventure extrêmement typé fin des années PS1, mais avec une personnalité qui déborde de partout. On incarne Tomba, petit héros énergique projeté dans une nouvelle région après un événement déclencheur simple et efficace, et le jeu déroule ensuite sa force principale : une progression faite de quêtes imbriquées, de verrous à lever, de “trucs à rapporter” et de petites interactions qui finissent par transformer un couloir en véritable terrain de chasse à objectifs. La structure n’est pas celle d’un monde ouvert moderne ; c’est plutôt une succession de zones qui se connectent, avec des retours ponctuels, et une logique de parcours où l’on avance en se demandant constamment “qu’est-ce que ce PNJ attend de moi, et où est l’objet qui débloque la prochaine étape ?”. Cette ossature “puzzlebox” donne au jeu un goût d’aventure compact, très orienté manipulation d’objets et déclencheurs, où l’on alterne plateforme, exploration, et résolution de petits problèmes.
Sur le plan des sensations, Tombi 2 a ce charme paradoxal des titres de transition : l’ambition d’une 3D plus présente, et en même temps des mécaniques qui n’ont pas toujours la souplesse qu’on attend aujourd’hui. Les déplacements sont volontairement “physiques”, parfois lourds, et certaines actions de plateforme demandent une précision qui peut surprendre, notamment quand il s’agit d’agripper un rebord, d’enchaîner une montée, ou de se repositionner en l’air. Ce n’est pas un jeu qui cherche la fluidité d’un platformer contemporain : il impose son rythme, ses angles, et son inertie. Quand tout s’aligne, l’expérience a une vraie saveur d’aventure à l’ancienne, avec cette satisfaction de comprendre comment une zone “fonctionne” et comment les quêtes s’emboîtent ; quand ça se désaligne, on sent immédiatement les limites d’un design calibré pour une époque où l’approximation faisait partie du contrat.
Là où Tombi 2 garde une identité très forte, c’est dans la variété de ce qu’il propose minute par minute. Le jeu aime casser sa routine : un passage de plateforme plus délicat, une séquence plus “set-piece”, un détour par une énigme, puis un retour à la collecte d’un objet clé qui ouvre un accès ailleurs. Cette alternance évite la monotonie, mais elle met aussi en lumière une réalité : certains segments “spectacle” sont plus irritants que brillants, parce qu’ils reposent sur des contrôles qui ne pardonnent pas. En 2025, on peut apprécier l’inventivité globale, tout en reconnaissant que certains moments ont été conçus pour provoquer des ratés, des recommencements, et donc une friction qui n’est pas toujours “fun” au sens moderne du terme.
C’est précisément ici que la Special Edition devient intéressante : elle apporte des outils qui ne changent pas le jeu, mais changent le vécu. Le premier, c’est la possibilité de sauvegarder n’importe où, supprimant l’obligation de courir jusqu’à un point de sauvegarde. Le second, c’est le rewind, qui permet de rembobiner après un saut manqué ou un coup encaissé, et de retenter immédiatement. Ces deux fonctions transforment la tolérance du jeu : au lieu d’être puni par une répétition longue, on corrige l’erreur et on repart. Résultat, les séquences les plus raides deviennent plus “praticables”, et l’ensemble gagne une accessibilité bienvenue sans trahir la logique originale.
La Special Edition ajoute aussi un vrai bonus patrimonial : un musée très fourni, avec des scans de manuels et packaging, des publicités, des photos de merchandising, des documents de conception, et des visuels en haute résolution. C’est le genre de contenu qui ne sert pas la progression, mais qui donne du contexte, et qui justifie pleinement l’étiquette “édition spéciale” quand on aime comprendre l’objet jeu vidéo comme morceau d’histoire. Ce musée est l’un des ajouts les plus concrets, parce qu’il apporte quelque chose que l’original n’avait pas, tout en restant fidèle à l’esprit de réédition.
En revanche, cette version 2025 n’est pas une remasterisation “à la mode actuelle” avec refonte graphique ou modernisation complète de l’interface. On reste sur une présentation très proche, avec une surcouche d’options de rendu et d’ergonomie typées émulation. On peut régler l’affichage avec plusieurs tailles d’image, dont du 4:3, un mode qui imite une résolution plus basse, et même un étirement en 16:9 qui ne cherche pas à recalculer la perspective mais simplement à remplir l’écran. On trouve aussi un filtre CRT et des bordures, plus des réglages pratiques comme vibration et chargement/sauvegarde via menu dédié. L’ensemble rend service, mais donne parfois l’impression de regarder le jeu à travers une vitrine : c’est propre, configurable, mais pas “reconstruit” pour les standards d’aujourd’hui.
Il faut aussi parler des angles morts, parce qu’ils conditionnent directement la recommandation. Dans cette Special Edition, certains choix d’interface remplacent des menus du jeu original, et cela peut avoir des conséquences inattendues sur des fonctions internes, des options ou des comportements de “game over”. Le ressenti global, c’est que l’édition 2025 améliore énormément le confort quand on utilise activement sauvegarde libre et rewind, mais qu’elle peut aussi introduire des étrangetés de présentation, et même des pertes de réglages fins, qui, sur un jeu de cette génération, comptent plus qu’on ne l’imagine. On se retrouve parfois à devoir composer avec une “couche moderne” utile, mais pas totalement transparente.
Au final, tester Tombi 2 en 2025 revient à accepter un pacte très clair. On ne vient pas chercher un platformer moderne poli et homogène ; on vient chercher un jeu d’aventure-plateforme d’une époque où la fantaisie, l’expérimentation et la bizarrerie assumée primaient sur le confort. Dans ce cadre, la Special Edition fait globalement ce qu’on attend d’elle : elle rend le jeu facilement accessible sur des machines actuelles, elle atténue la dureté de certains passages grâce au duo sauvegarde et rewind, et elle valorise l’héritage via son musée. Si l’on accroche à la logique de quêtes en chaîne et à cette exploration “à objectifs” qui se déploie comme une boîte à mécanismes, on tient une aventure attachante, souvent inventive, parfois maladroite, mais difficile à confondre avec autre chose.
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