Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

#Tests matériel

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Dans le milieu du clavier mécanique, la réputation de Cherry n’est plus à faire. Elle domine le marché des claviers gaming depuis de nombreuses années, grâce à des technologies qui ont fait leurs preuves.

Le CHERRY XTRFY MX 10.1 Wireless s’inscrit précisément dans cette logique : il s’agit d’un clavier mécanique low-profile sans fil, au format complet avec pavé numérique, pensé à la fois pour le jeu compétitif et pour la frappe intensive en bureautique ou en création de contenu.

Il existe deux grands principes de claviers : les claviers à membrane – souvent plus silencieux mais moins réactifs – et les claviers mécaniques, privilégiés pour leur précision et leur réactivité.

Au-delà de ce simple découpage, le MX 10.1 Wireless mise sur un format low-profile : les switches comme les keycaps sont plus plats que sur un clavier mécanique traditionnel, ce qui permet d’obtenir une silhouette plus fine, une frappe plus rapide et une position des mains plus naturelle, avec moins de cassure au niveau des poignets.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Prise en main

Dès la première utilisation, ce clavier met rapidement à l’aise. Le ressenti des touches est agréable, que ce soit pour la frappe ou le jeu. Les touches reviennent immédiatement, et grâce aux interrupteurs mécaniques profil bas Cherry MX LOW PROFILE 2.0, l’expérience reste fluide et relativement discrète.
L’effort d’actionnement est d’environ 42 cN (centinewtons), ce qui offre un bon équilibre entre souplesse et réactivité.

Les touches reposent sur des keycaps en PBT, un plastique plus dense et plus résistant que l’ABS qui équipe encore de nombreux claviers. La surface légèrement texturée limite les traces de doigts et conserve plus longtemps un aspect mat, tout en offrant une bonne accroche. Sur le long terme, cela contribue à maintenir une esthétique propre et une sensation de frappe constante malgré un usage intensif.

Les interrupteurs CHERRY MX Low Profile 2.0 reprennent le comportement des célèbres switches MX dans un format plus bas. La course plus courte et la distance d’activation réduite favorisent une frappe rapide et “glissante”, où l’on n’a pas besoin d’enfoncer chaque touche jusqu’en butée pour valider l’action. Cela profite autant aux jeux nerveux nécessitant des appuis répétés qu’à la dactylographie rapide. Le lubrifiant appliqué en usine participe aussi à une acoustique plus feutrée, avec moins de bruits parasites mécaniques qu’un clavier non lubrifié.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Châssis & qualité de fabrication

Ce clavier adopte un châssis en aluminium anodisé, un matériau premium qui renforce à la fois la robustesse et la sensation de qualité sous les doigts. Avec un poids d’environ 800 g, il reste suffisamment léger pour être transporté, tout en offrant une stabilité exemplaire sur le bureau, sans aucun glissement ni vibration même lors des sessions de jeu les plus intenses.

Le format demeure classique dans sa disposition : un clavier pleine taille avec pavé numérique, touches de fonction et rangée de navigation. L’aluminium anodisé apporte un aspect visuel sobre, loin des designs très chargés que l’on retrouve parfois sur les claviers gaming, ce qui permet au MX 10.1 Wireless de trouver facilement sa place autant dans un setup orienté jeu que sur un bureau professionnel. Le profil low-profile rend l’ensemble visuellement plus discret et limite le besoin d’un repose-poignets dédié, tant que la hauteur du plan de travail reste raisonnable.

Rétro-éclairage

C’est là à mon sens le point faible de ce clavier : les capuchons ne sont pas translucides, donc dans l’obscurité, les lettres ne sont pas visibles. Ce clavier mise visiblement plus sur la finesse et le design que sur la visibilité nocturne des touches. Un compromis dont il faut être conscient.
Toutefois, via l’application Cherry, le rétroéclairage global reste hautement personnalisable.

Le rétro-éclairage RGB est géré touche par touche et peut être ajusté en profondeur via le logiciel CHERRY UTILITY : choix des effets, réglage des couleurs par zone ou individuellement, intensité, mais aussi remapping des touches, enregistrement de macros et gestion de plusieurs profils. Ces profils peuvent être stockés directement dans la mémoire interne du clavier, ce qui permet de retrouver sa configuration (touches, macros, effets lumineux) sur différentes machines sans devoir reconfigurer à chaque fois le logiciel.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Connectique / Add-on

Le clavier est très polyvalent en termes de connectivité : il propose trois modes au choix — connexion filaire (USB-C/USB-A), sans fil via dongle 2,4 GHz, et Bluetooth.

  • En mode filaire, il atteint un taux de rafraîchissement (polling rate) exceptionnel de 8 000 Hz.
  • En mode sans fil (dongle), le polling rate monte à 4 000 Hz, ce qui reste largement suffisant pour le jeu en ligne, même intensif.

Ces valeurs se traduisent par une latence très faible — un temps de réponse d’environ 1 ms.

Le clavier intègre également un petit écran LCD et une molette sur la droite : utiles pour afficher le statut de la batterie, l’appareil connecté ou les profils, et pour ajuster le rétro-éclairage ou le volume sans passer par un logiciel — un plus pour la commodité quotidienne.

En pratique, le câble USB-C vers USB-A est détachable et suffisamment long pour un poste fixe. La liaison 2,4 GHz via dongle est clairement orientée performance, pour obtenir la meilleure réactivité possible en jeu. Le Bluetooth, lui, se destine davantage à un usage polyvalent ou nomade : il permet d’appairer jusqu’à trois appareils et de basculer de l’un à l’autre directement depuis le clavier, ce qui est idéal pour jongler entre PC fixe, ordinateur portable et tablette tout en conservant le même périphérique de saisie.

La matrice de touches prend en charge le N-Key Rollover complet avec anti-ghosting à 100 %, ce qui signifie que l’on peut presser un grand nombre de touches simultanément sans perdre d’entrées ni générer de touches fantômes. Pour les jeux exigeant des combinaisons complexes ou les logiciels où l’on enchaîne les raccourcis clavier, cela assure une fiabilité totale.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Batterie / Autonomie

Le clavier est équipé d’une batterie de 4 000 mAh.

  • En mode Bluetooth, l’autonomie peut atteindre jusqu’à 900 heures (soit plusieurs semaines dans un usage standard).
  • En mode sans fil 2,4 GHz (dongle), avec un taux de polling élevé, l’autonomie tourne autour de 50 heures.

Ces valeurs varient selon l’intensité de l’éclairage RGB, l’usage de l’écran, et le type d’utilisation (jeu intensif, bureautique, etc.).
Quand la batterie est vide, un simple branchement filaire (USB-C) suffit pour continuer à l’utiliser — une option pratique et immédiate.

Concrètement, en usage bureautique avec Bluetooth et un rétro-éclairage modéré, les recharges peuvent être assez espacées. À l’inverse, en jeu intensif avec le dongle 2,4 GHz, un polling élevé et un RGB très lumineux, il faudra recharger plus régulièrement, mais l’autonomie reste confortable au regard du niveau de performance proposé et le passage en mode filaire se fait sans compromis sur la réactivité.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Durabilité & sensibilité

Les interrupteurs mécanique MX LOW PROFILE 2.0 garantissent une longévité de plus de 100 millions de frappes.

Le châssis en aluminium offre une sensation de robustesse et une très bonne stabilité, sans flexion ni craquement, même lors de sessions longues ou intensives.

À cela s’ajoute la durabilité des keycaps en PBT, moins sujets au lustrage et à l’usure des légendes que des touches en ABS classiques. Entre la robustesse du châssis, la longévité des switches et la tenue des keycaps, le MX 10.1 Wireless est clairement pensé pour encaisser des années de jeu et de frappe intensive sans se dégrader rapidement.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Ergonomie & format

Le profil plus plat des keycaps, combiné à la faible hauteur des switches low-profile, permet une position des mains plus horizontale et réduit la cassure du poignet par rapport à un clavier mécanique épais. Pour beaucoup d’utilisateurs, cela limite la nécessité d’un repose-poignets, surtout si le bureau n’est pas trop haut.

Le format complet avec pavé numérique sera particulièrement apprécié pour les usages professionnels : saisie de chiffres, tableurs, logiciels de comptabilité ou de création nécessitant de nombreux raccourcis. En contrepartie, l’encombrement sur le bureau reste celui d’un clavier standard, ce qui laisse un peu moins de place pour la souris qu’avec un modèle tenkeyless ou compact. La masse relativement importante participe à la stabilité, mais rend le clavier un peu moins pratique à transporter au quotidien dans un sac à dos, même s’il reste déplaçable ponctuellement.

Positionnement & prix

Au niveau du positionnement, le CHERRY XTRFY MX 10.1 Wireless se place clairement sur le segment haut de gamme. Le tarif de lancement recommandé est d’environ 199 €, ce qui reflète la combinaison d’un châssis en aluminium, de switches propriétaires low-profile de dernière génération, d’une triple connectivité avancée, d’un écran intégré, d’un polling rate bien supérieur à la moyenne du marché et d’une batterie généreuse.

Test du clavier Xtrfy MX 10.1 Wireless de Cherry

Conclusion

Le Cherry XTRFY MX 10.1 Wireless est indéniablement un clavier haut de gamme, alliant réactivité, confort et flexibilité. Il se distingue par :

  • une réactivité extrêmement rapide (1 ms, polling jusqu’à 8000 Hz en filaire),
  • une grande autonomie (jusqu’à 900 h en Bluetooth),
  • une triple connectivité (filaire / sans-fil / Bluetooth) adaptée à de nombreux usages,
  • une construction robuste et durable (aluminium + switches 100 M de frappes).

En y ajoutant ses keycaps en PBT, son profil low-profile plus ergonomique, la prise en charge du N-Key Rollover complet, le logiciel CHERRY UTILITY avec profils embarqués et un positionnement clairement premium, le MX 10.1 Wireless s’adresse avant tout à ceux qui veulent un seul et même clavier pour tout faire : jouer de manière exigeante, travailler longtemps et changer facilement de machine grâce à la triple connectivité. La contrepartie réside dans son format complet, son poids conséquent et un prix assumé, mais l’ensemble reste très cohérent pour un périphérique aussi abouti.

Son principal point faible reste l’absence d’éclairage visible sur les lettres, ce qui peut gêner en environnement sombre. Mais pour un usage mixte — jeu, bureautique, mobilité — ce clavier représente une très belle affaire pour qui cherche performance, confort et polyvalence.

 



Commenter cet article