[Test] EDENS ZERO
L’adaptation vidéoludique d’EDENS ZERO, développée et éditée par Konami, propose d’entrer dans l’univers de Hiro Mashima sous la forme d’un action-RPG disponible sur PC et consoles de nouvelle génération depuis juillet 2025. L’histoire met en avant Shiki, Rebecca, Happy et le reste de l’équipage du vaisseau Edens Zero, embarqués dans une épopée spatiale qui mélange exploration interstellaire, affrontements dynamiques et séquences narratives inspirées du manga et de l’anime. Le joueur découvre un monde de science-fiction mâtiné de fantasy, où les planètes regorgent de mystères et où la camaraderie entre les héros occupe une place centrale.
Dès le début de l’aventure, le jeu prend le parti de plonger immédiatement le joueur dans le feu de l’action. Le prologue, rythmé et riche en cinématiques, installe rapidement l’univers et les personnages principaux, quitte à accélérer certaines explications. Cela donne l’impression d’un résumé condensé qui pourrait désorienter un nouveau venu, mais qui a le mérite d’immerger d’emblée dans l’énergie de la série. Après cette entrée en matière, le rythme s’équilibre davantage. L’aventure prend le temps de développer ses arcs narratifs, et les missions s’entrecroisent avec des moments plus calmes passés à bord du vaisseau. Cette construction donne le sentiment d’un univers qui s’ouvre peu à peu, qui gagne en nuances et en profondeur, et qui permet d’apprécier pleinement la dynamique de groupe au sein de l’équipage.
Le cœur du jeu repose sur son système de combat. Celui-ci s’articule autour de combos simples à exécuter, de compétences spéciales qui se déclenchent après avoir rempli une jauge, et de l’utilisation de l’Ether Gear, la faculté particulière de chaque héros. À cela s’ajoute l’Overboost, un mode temporaire qui renforce la puissance d’attaque et confère une sensation d’invincibilité bienvenue dans les moments de tension. Chaque personnage possède un style de combat propre, allant du corps-à-corps explosif aux tirs à distance en passant par des capacités plus magiques ou techniques. L’alternance entre ces styles se fait instantanément, et le changement de personnage au cours d’un combat offre une réelle fluidité. Le ressenti est immédiat : on se prend au jeu du rythme, on enchaîne des séquences offensives, on bascule d’un héros à l’autre pour s’adapter à la situation, et l’on profite d’un système qui privilégie la spontanéité et l’efficacité. Sur la durée, on ressent toutefois une certaine répétitivité dans les affrontements. Les ennemis de base manquent parfois de variété et certains se contentent d’opposer une résistance par une quantité excessive de points de vie. Malgré cela, le système reste plaisant à manipuler, et c’est surtout le plaisir de l’instant et l’énergie des héros qui dominent.
En dehors des combats, l’exploration occupe une place importante. Le joueur navigue de planète en planète, parcourt des zones semi-ouvertes et collecte divers matériaux et objets qui enrichissent la base de connaissances de l’univers. Ces notes et cartes, conçues pour étoffer le lore, permettent de mieux comprendre les enjeux et les subtilités de l’univers imaginé par Mashima. Cette dimension documentaire, loin d’être anecdotique, s’adresse à ceux qui aiment s’immerger profondément dans les mondes qu’ils explorent. La progression repose sur un système de montée en niveau, d’amélioration d’équipements et de compétences, qui se montre volontairement simple mais efficace. On ne se perd pas dans des arbres de talents complexes, et l’expérience privilégie la clarté et l’accessibilité.
Le vaisseau Edens Zero joue le rôle de hub central. Il ne se contente pas d’être un simple point de départ pour les missions mais s’impose comme un véritable lieu de vie. On y retrouve des mini-jeux, des options de personnalisation pour les personnages, des possibilités d’amélioration des installations et une gestion légère de l’équipage. Ces moments participent à l’immersion et renforcent le sentiment d’appartenance à l’équipage. Ils offrent un rythme différent, plus posé, qui contraste avec l’intensité des affrontements et donne à l’aventure une respiration bienvenue.
Sur le plan visuel, le jeu adopte un cel-shading fidèle à l’esthétique du manga et de l’anime. Les personnages sont bien modélisés et expressifs, les couleurs éclatantes restituent l’ambiance shōnen de l’œuvre et certains panoramas spatiaux offrent de beaux instants de contemplation. Toutefois, les limites techniques se font sentir. Les textures paraissent parfois datées, certains environnements semblent un peu vides, et l’ensemble manque de la sophistication visuelle que l’on pourrait attendre d’une production de cette génération. Les performances varient selon la plateforme et des ralentissements ponctuels rappellent que la réalisation technique n’est pas toujours à la hauteur des ambitions artistiques.
L’aspect sonore est quant à lui particulièrement réussi. La bande-son accompagne efficacement l’action et les moments plus calmes, alternant compositions épiques et mélodies apaisantes. Le doublage japonais renforce l’immersion grâce à une interprétation énergique et fidèle aux personnages. L’alchimie entre musiques et voix contribue grandement à restituer la chaleur et l’enthousiasme propres à l’univers de Mashima. Les sous-titres en français permettent de profiter pleinement de cette version originale, tout en rendant l’expérience accessible.
La difficulté se veut mesurée et progressive. Les premiers combats sont très accessibles, ce qui permet à chacun de s’approprier rapidement les mécaniques de jeu. Peu à peu, les ennemis deviennent plus résistants, et les boss apportent une intensité supplémentaire en obligeant à alterner entre les personnages et à gérer intelligemment ses compétences et son Overboost. Malgré cela, le jeu ne cherche pas à être un défi insurmontable. Il privilégie le plaisir de l’action et la fluidité de la progression, ce qui en fait une expérience adaptée à un large public.
Le principal attrait du jeu reste sans conteste son ambiance et la dynamique de son groupe de héros. L’optimisme, l’humour et la complicité entre les personnages transparaissent dans chaque séquence, qu’il s’agisse de dialogues légers à bord du vaisseau ou de scènes plus dramatiques au cœur des missions. Cette atmosphère chaleureuse contribue à rendre l’aventure attachante, même lorsqu’elle repose sur des mécaniques de jeu relativement classiques. On avance moins pour découvrir des innovations ludiques que pour retrouver un équipage auquel on s’attache, explorer des mondes qui respirent l’imaginaire de Mashima et profiter de l’énergie communicative de cet univers.
En conclusion, EDENS ZERO est un action-RPG qui séduit par sa fidélité à l’univers dont il est issu et par la sincérité de sa proposition. Il ne brille pas par son ambition technique ni par la profondeur de ses mécaniques, mais il réussit à capter l’essence de l’œuvre originale en la transposant dans une expérience interactive agréable et immersive. Ses qualités tiennent dans son atmosphère, dans la dynamique de groupe et dans l’accessibilité de son gameplay, qui en font un jeu accueillant et plaisant à parcourir. Ses limites résident dans une réalisation parfois datée et dans une certaine répétitivité, mais ces défauts ne suffisent pas à effacer la satisfaction que l’on éprouve à vivre cette aventure spatiale. Pour les amateurs d’univers chaleureux et de récits portés par la camaraderie, il s’agit d’un voyage que l’on entreprend avec plaisir et dont on ressort avec le sentiment d’avoir partagé quelque chose de sincère avec un équipage attachant.
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