[Test] Returnal

Publié dans #Tests jeux PS5

[Test] Returnal

Quand j’ai lu l’alerte de l’éditeur sur le fait qu’il fallait se préparer à mourir parce que ça faisait partie du jeu, j’ai eu très peur… Je me suis dit ça y est on va replonger dans le hardcore façon Demon’s Souls ou Nioh… En fait pas vraiment… Returnal se positionne dans un créneau assez en vogue : le rogue-like. Returnal est un TPS Rogue-like futuriste à scénario… Rien que ça.

Returnal propose une expérience assez unique en son genre. Magnifiquement mise ne scène, la première cinématique vous donne le ton. Votre vaisseau s’écrase et vous vous écrasez sur une planète sombre, hostile et effrayante… sans ressource, vous avancez prudemment jusqu’à tomber sur… votre propre cadavre… Et la première arme du jeu. Je ne vais pas plus loin dans le descriptif des évènements ou de l’histoire pour vous laisser l’opportunité de le découvrir. Mais le ton est donné, la mort fait partie intégrante du jeu.

[Test] Returnal

Ainsi vous progressez dans une sorte de labyrinthe soit naturel soit artificiel. Des ruines extraterrestres parsemées d’artefacts, de clés, de ressources, de téléporteurs et de trésors en tous genres (armes, protections et autres parasites qui vous serviront de buffs). Le but est de vous sortir de là. Et cela va être très compliqué, surtout qu’à chaque mort vous perdez l’essentiel de votre inventaire. Je dis l’essentiel car dans les faits vous allez conserver des éléments clés de l’histoire qui vont vous permettre de progresser de manière définitive.

Vous allez me dire, que tout ça semble très frustrant. J’avoue… et vous finirez par maudire cette cinématique de début. Mais dès que vous sortirez de la première zone (celle de l’atterrissage) vous arrivez en terrain conquis. Je m’explique, j’évoquais le caractère rogue-like en début d’article. En fait, la map est à nouveau générée aléatoirement entre chaque mort. Ce qui fait qu’à moins de 15 morts, vous êtes perdus… Passé ce cap, vous êtes en terrain conquis car vous connaissez chaque zone, chaque ennemi qui compose cette nouvelle map. Vous progression s’en trouve donc facilitée et là, ça devient jouissif…

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Finalement vous vous moquez complètement d’avoir un gros flingue ou pas, vous foncez tête baissée dans la bataille. L’objectif étant d’atteindre le boss de fin de niveau. Objectivement, en étant prudent, on peut arriver au premier boss, dès le premier essai. Même si je doute qu’il soit possible de le descendre au premier try… En fait, vous ne pourrez pas vous empêcher de vous dire que ça va vite être frustrant de mourir comme ça et de se retaper tout un tas de zones de jeu purement aléatoires avant de retrouver le boss… En fait pas du tout, car au fil de votre parcours, de votre exploration (car n’oublions pas que le fond de l’histoire est de découvrir LA vérité sur ce qui se passe) vous découvrez des indices et des items précieux qui faciliteront votre progression ultérieure, des secrets, des clés, des passages secrets… bref, chaque nouvelle vie est l’occasion de parfaire sa connaissance du jeu, du scénario, de l’univers qui vous entoure…

Je ne veux pas vous décourager, mais comme le disait l’éditeur, la mort fait partie intégrante du gameplay, c’en est même un des principaux atouts. Il ne faut pas la regarder comme un échec, mais comme une occasion de faire de nouvelles découvertes. Sachez par ailleurs que les trophées intègrent la question de la mort, il faudra donc en passer par là pour le platiner !

[Test] Returnal

Je parle beaucoup de frustration, mais en réalité, l’équilibre entre progression et frustration est savamment bien maintenu. Car en réalité, on n’a pas envie de jeter sa manette de rage comme dans un Dark Souls en cas d’échec (sauf peut-être quand on est sur un boss). En réalité, dans Returnal on meurt rarement sur un piège retors qu’on n’avait pas identifié. On a toujours la possibilité de voir le danger arriver. Mon seul reproche serait peut-être ces zones confinées qui ne s’ouvrent qu’après avoir vaincu un certain nombre de vagues d’ennemis. A noter que j’en ai trouvé une « infinie ». J’ai arrêté de compter au bout de 45 minutes et je me suis laissée mourir… Ce qui montre que la mort devient aussi une issue positive dans ce jeu…

D’ailleurs, au terme d’un certain nombre de morts vous arriverez à « récupérer » des items importants grâce à une stèle à la sortie de la zone de démarrage. Mais je ne vous en dis pas plus, sa « découverte » est scénarisée. Mais avouons-le, les temps de chargement étant quasi imperceptibles, la dynamique du jeu est conservée du début à la fin…

Après, objectivement au bout d’un certain nombre d’essais sur chaque map, vous serez familiarisés avec les différentes zones qui la composent et vous aurez progressez dans votre propre histoire personnelle. C’est un vrai régal…

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En fait, le vrai régal c’est de recommencer encore et encore dans des zones familières, mais assemblées de manière aléatoire avec des mobs totalement aléatoires eux aussi… la stratégie évolue donc au fil du jeu et selon les environnements… Bref, les possibilités ne sont pas infinies mais les combos sont tellement vastes qu’on n’a pas le sentiment de refaire inlassablement la même chose comme dans un Demon’s Souls. En plus de cela, toutes vos découvertes vont venir alimenter une petite base de données très intéressante. Et on se surprend à chaque mort à aller consulter ce qu’on a découvert précédemment.

Bien entendu, il y a une vraie progression. Une fois que vous passez un boss vous débloquez l’étape suivante. De fait, vous ne recommencez pas réellement tout depuis le début. D’ailleurs les boss sont d’une difficulté graduelle assez marquée. Mais elle est justifiée par les items que vous pourrez récupérer et conserver grâce à cela.

J’aime beaucoup ce système. Et malgré le choix du TPS on se rend compte que l’essentiel n’est pas l’arme que vous tenez mais l’utilisation que vous en faites. La stratégie… D’ailleurs très rapidement vous disposerez d’une arme spéciale (que je vous laisse découvrir) qui pète méchamment la classe et qui vous sera utile à la fois dans vos combats au corps à corps mais également dans votre progression et dans l’exploration de cette univers sombre et mortel.

Tout est question de choix finalement… et de la façon dont on ressent les choses. Vous préfèrerez le pistolet au fusil, vous préfèrerez tel buff à tel autre, vous préfèrerez la spéciale de telle arme à telle autre, vous préfèrerez sacrifier telle aptitude pour obtenir tel bonus… de dépenser vos éthers ou de risquer de prendre un débuff pour ouvrir un coffre (vous comprendrez en jouant) bref, chaque mort vous permet de recomposer, de rebattre les cartes à votre convenance pour faciliter votre progression…

[Test] Returnal

Graphiquement, c’est inutile de vous dire que c’est magnifique, les effets de lumière, l’obscurité des zones… tout est soigneusement réalisé, composé… Et le côté aléatoire de chaque zone ne transparait pas. Toutes les transitions sont fluides, il n’y a pas d’incohérence visuelle. Je suis tentée de dire que c’est un des plus beaux jeux que j’ai eu entre les mains sur PS5. Le seul reproche, serait peut-être le choix de l’actrice qui incarne Sélène, l’héroïne bloquée dans ce monde infernal. Généralement quand on fait le choix d’un personnage féminin comme héroïne de jeu vidéo, on met ses caractères féminins en exergue, ici ce n’est pas le cas, Sélène est plutôt androgyne. Bon après, après 3-4 morts on n’y pense plus, on sait que l’essentiel n’est plus là…

En résumé, Returnal est un jeu très intelligent. C’était un pari risqué de miser sur la mort pour créer une aventure aussi bien scénarisée. Mais les développeurs ont réussi ce challenge avec un talent inégalé. Je n’aurais jamais pensé être accro à ce genre de jeu… A noter que le jeu exploite pleinement le DualSense.

Article rédigé par Mlle_Krikri

 



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alban Souquieres 10/06/2021 06:21

EXCELLENT