[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

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[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

Plus connu pour un épisode PS2 intitulé Raw Danger aux Usa ou SOS The Final Escape, la série Disaster Report revient vers nous, Européens pour son quatrième épisode, sous titré : Summer memories (souvenirs d'été). Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette série, on devra survivre à différentes catastrophes naturelles, et sauver le plus de personnes possible. Que vaut donc ce dernier épisode ? Survivra t'on au tsunami ? Réponse plus bas !

[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

Après avoir personnalisé votre personnage, vous vous retrouvez dans un bus pour une raison que vous choisirez, quand soudain un tremblement de terre se déclarera, paralysant la ville. En aidant plusieurs citoyens, vous allez vous frayer un chemin et constater l'ampleur du désastre. Vous allez donc devoir survivre à différentes catastrophes, et en essayant de comprendre ce qui arrive.

Sincèrement, le scénario c'est survivre en croisant des gens et les sauver ou pas. Y a quelques histoires secondaires et des développements de personnages, mais rien de bien transcendant. C'est dommage, ça aurait pu rajouter de la profondeur, même si ce n'est pas pour le scénario que l'on joue à Disaster Report.

[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

Ne tournons pas autour du pot, la version Switch de Disaster Report 4 est un désastre. Comment on a pu laisser passer ça au contrôle qualité ? Avec un framerate se rapprochant du zéro FPS à la moindre chute d'immeuble (qui est scriptée) et une résolution digne des vidéos Youtube en 144p, le jeu est moche et flou en portable (et un poil moins en docké). On est bien loin du SOS Final Escape, qui malgré une réalisation plus sommaire, fait nettement mieux . Le personnage est ultra rigide et les déplacements sont assez anarchiques avec de gros problèmes de caméra, qui se ressentent surtout lors de phases en canoé où quand on voudra reculer, les personnages iront dans le sens inverse. Les textures sont floues et pixellisées, on a l'impression d'un flou sur les cheveux de notre personnage. Bref, rien ne va sur cette version Switch, contrairement à la version PS4, qui même si à des années lumières des standards graphiques, propose une expérience convenable du titre.

Pour la musique, ça reste très (trop) discret, même si certaines musiques essayent de nous mettre une pression et d'accentuer ce côté précipitation et danger. Et en opposition ça contrebalance totalement le chaos ambiant avec des musiques plus relaxantes dans les menus. Les effets sonores sont quant à eux correctes et la voxographie japonaise est elle aussi correcte, même si un peu plate.

[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

Le jeu est assez simple, vous allez devoir avancer en parlant à des gens, qui vont vous donner des renseignements sur ce qu'il faudra faire, comme filer du papier toilette à un gars coincé, ou construire une corde avec des ficelles et autres cordages pour lever un panneau. Vous serez donc dans une zone prédéfinie, à devoir interagir avec les gens, tout en évitant des secousses ponctuelles qui feront baisser votre vie et augmenter votre niveau de stress. Que vous pourrez récupérer en mangeant de la nourriture achetée pour la santé ou en trouvant une salle de sauvegarde pour le stress.

Le gameplay est simple, mais la platitude des situations ainsi que leur répétition nuit à l'expérience. Seul le fait de choisir de temps en temps des réponses aux dialogues et certaines situations cocasses donneront un peu de piquant au jeu. Le reste est basique comme déplacer un camion avec des flammes qui vous talonnent et explorer un immeuble détruit pour avancer. Pas de saut ou autres, le gameplay pour un jeu impliquant une verticalité afin d'échapper au cataclysme n'en propose tout simplement pas. C'est trop plat, lisse et fade. Enfin, le titre est uniquement en japonais sous titré anglais, créant une grande barrière aux joueurs non anglophone. Le niveau d'anglais étant un peu plus exigeant que la normale.

[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

Le jeu se compose d'une trentaine de chapitres se succédant, allant du début de la catastrophe à la fin, assez surprenante vu le contexte du jeu. Pour en voir le bout, comptez une dizaines d'heures du jeu, selon votre patience, car certaines phases (quand on est ligoté dans le métro) sont ultra poussives et pénibles. Pas de grande difficulté dans le titre cela dit. Et pas de rejouabilité concrète à vraie dire, les dialogues influant moyennement sur le jeu !

Bon, ne nous mentons pas, la version Switch de Disaster Report est assez moche, et rame beaucoup, contrairement à la version PS4, qui est correcte. Malgré un postulat de départ très intéressant, le jeu est plat et sans grande saveur dans son gameplay, et c'est tellement dommage. Seules les situations loufoques et les différents dialogues nous sauveront de l'ennui que procure ce quatrième épisode de la série. Un potentiel gâché, mais qui s'expliquera par son développement chaotique qui avait commencé en 2011 et annulé à cause... d'un tremblement de terre et d'un tsunami sur la côte pacifique du Tohoku. Dommage que le jeu n'ait pas rendu hommage à cette tragédie.

Article rédigé par Bloblor

 



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