[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War
Introduction
Avant toute chose, je dois dire que je suis un grand fan de l'univers de Starship Troopers. Le premier film a marqué son époque : Verhoeven a réussi à mêler un film de science-fiction violent et ultra graphique avec la dénonciation des régimes militaristes. Souvent mal comprise à sa sortie, cette satire a souvent été qualifiée de film bas du front, les critiques ne s'arrêtant qu'à l'aspect science-fiction gore. Mais alors, qu'en est-il de Starship Troopers : Ultimate Bug War ?
Premiers pas
Le jeu vous propose deux campagnes : les humains ou les Arachnides. Chaque campagne est composée d'une liste de missions, chacune pouvant être réalisée dans plusieurs niveaux de difficulté. Vous démarrez par une mission tutoriel qui vous permet de comprendre les mécaniques de base, que vous soyez du côté humain ou du côté insecte. Rien de révolutionnaire ici. À noter que vous incarnez du côté humain la Major Samantha Dietz, une recrue qui démarre sa carrière avec des étoiles plein les yeux — et qui les perd assez vite.
Au combat, citoyen !
En général je fais tous les jeux en solo à la difficulté maximum. Je me dis que je ne referai probablement pas une deuxième session depuis le départ, alors autant s'infliger d'emblée le challenge le plus élevé. Sans dire qu'il s'agit d'une promenade de santé, même en difficulté Citizen les missions restent faisables : il suffit de courir d'objectif en objectif en esquivant le plus possible les affrontements entre les points.
Vous avez pourtant des alliés que vous recrutez au fur et à mesure sur le champ de bataille. Considérez que vous êtes seul. Ils ne sont d'aucune utilité, si ce n'est de temps en temps pour servir de bouclier humain involontaire. C'est assez ennuyant et répétitif.
Là où le jeu prend un peu d'intérêt, c'est avec la campagne des Arachnides. On y incarne une créature capable de se métamorphoser entre une unité terrestre et une unité aérienne, et — une fois suffisamment de points d'expérience accumulés — en un redoutable insecte cracheur de feu. Le gameplay changeant radicalement par rapport à la campagne humaine, c'est assez rafraîchissant. Les développeurs ont d'ailleurs eu la bonne idée de présenter ce mode comme un entraînement de la Fédération pour "mieux comprendre le comportement arachnide" — un clin d'œil satirique bien senti.
Les graphismes
Le parti pris du studio sur ce titre est le retro gaming, totalement assumé de la part des développeurs, avec peu ou pas d'animations. Certains styles de personnages font clairement penser à du Doom. Les décors sont pauvres, avec des textures très basse fidélité et peu de variation. Le seul avantage que j'y vois, c'est une optimisation parfaite, sans la moindre chute de FPS — même sur des configurations modestes. On est loin d'un AAA, mais c'est clairement revendiqué.
Les secrets
Chaque niveau de la campagne humaine recèle des secrets cachés, souvent planqués dans les coins les plus improbables de la carte : en haut d'une tour, au fond d'une grotte, derrière un bâtiment. Repérer un petit drapeau jaune sur la map est souvent le seul indice que quelque chose vous attend par là. Ces secrets prennent la forme de modules qui agissent comme des modificateurs de gameplay : certains vous accordent des munitions infinies, d'autres vous punissent en vidant votre barre de vie ou en retournant vos alliés contre vous. Parmi les collectibles les plus tordus, on trouve un violon caché et un fusil d'entraînement laser — des objets complètement absurdes dont la présence colle parfaitement à l'humour décalé de l'univers. Trouver tous les secrets débloque d'ailleurs la possibilité de démarrer n'importe quel niveau avec tous les modificateurs actifs. Un petit bonus pour les complétionnistes qui auront eu la patience de fouiller chaque recoin.
Conclusion
Bon, soyons clairs : je n'ai pas aimé ce jeu. Pour moi il est raté. Le visuel, même si c'est le parti pris des développeurs, est difficile à accepter en 2026 — mais je ne suis clairement pas la cible. Le gameplay est rigide, et à l'instar des jeux rétro, les niveaux de difficulté sont simplement basés sur l'augmentation du nombre d'ennemis et de leurs stats.
C'est d'autant plus dommage qu'on sent vraiment la volonté de coller à l'univers du film : le côté sarcastique est là, le retour de Casper Van Dien dans les cinématiques en live action est une vraie bonne surprise, et certains clins d'œil — comme le fait que la campagne Arachnide soit officiellement présentée comme un outil de propagande de la Fédération — montrent que les développeurs ont compris l'essence de l'œuvre de Verhoeven. Mais comprendre l'univers ne suffit pas à faire un bon jeu. Ultimate Bug War reste une curiosité pour fans inconditionnels, pas une porte d'entrée pour les autres.
Article rédigé par Max
/image%2F0807494%2F20201215%2Fob_8db38c_banniere-haut.png)
![[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War](https://image.over-blog.com/OGl-PDtakNEddvpZCEnCHQdkgVc=/filters:no_upscale()/image%2F0807494%2F20260331%2Fob_8e5738_starship-troopers-ultimate-bug-war.jpg)
![[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War](https://image.over-blog.com/Avf0QMlDtGbiD04lYKR2nTgx8Z8=/filters:no_upscale()/image%2F0807494%2F20260331%2Fob_5cbe00_starship-troopers-ultimate-bug-war-1.jpg)
![[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War](https://image.over-blog.com/C1dnT_5j_VvTLqrS7tVXugR5tv0=/filters:no_upscale()/image%2F0807494%2F20260331%2Fob_b43efa_starship-troopers-ultimate-bug-war-2.jpg)
![[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War](https://image.over-blog.com/fxyQBvplyIFUyXONsJbXktqVbAM=/filters:no_upscale()/image%2F0807494%2F20260331%2Fob_d8ed4f_starship-troopers-ultimate-bug-war-3.jpg)
![[Test] Starship Troopers : Ultimate Bug War](https://image.over-blog.com/e4eAgMsmNemybP09R8iwtxU1IGY=/filters:no_upscale()/image%2F0807494%2F20260331%2Fob_f89188_starship-troopers-ultimate-bug-war-4.jpg)


/image%2F0807494%2F20260306%2Fob_0f66c4_buy-me-a-coffee.png)



/image%2F0807494%2F20201215%2Fob_4f0e3f_banniere-bas.png)
Commenter cet article