[Test] Fantasy Zoo
Fantasy Zoo est un jeu de gestion en solo qui transporte le joueur dans un univers où l’imaginaire prend vie. Ici, pas de lions ni d’éléphants : les pensionnaires de votre parc sont des créatures mythiques issues de légendes et de la fantasy. Développé et édité par Major Parus Games, il est sorti en version finale le 12 août 2025 après plus de trois ans d’Early Access, amorcé le 5 juillet 2022. Cette longue phase de développement a permis de poser les bases d’un système clair et accessible, dans lequel la gestion classique d’un zoo se mêle à la magie, tant dans les infrastructures que dans les interactions avec les animaux. L’univers coloré et stylisé reflète une direction artistique volontairement simple mais lisible, au service de la jouabilité plutôt que d’un réalisme poussé.
Au cœur de l’expérience, on trouve un bestiaire original composé de trente créatures distinctes. Chaque animal possède des caractéristiques propres qui influencent directement la manière dont il doit être accueilli et contenu. Un élémentaire de feu peut enflammer son environnement, un basilic peut pétrifier ce qu’il regarde, un fantôme traverse les murs, une hydre occupe une place considérable dans son enclos. Cette diversité ne se résume pas à un aspect visuel, mais dicte la conception des installations. On ne se contente pas d’élever des barrières plus hautes ou plus solides : il faut adapter l’environnement, prévoir des protections spécifiques, et parfois faire appel à des artefacts ou à des sorts pour maintenir l’ordre. C’est cette logique qui donne à Fantasy Zoo son identité propre, et qui le distingue d’autres gestionnaires plus traditionnels.
Le joueur dispose pour cela d’outils magiques variés. La téléportation permet de déplacer rapidement des éléments ou des animaux, le sort de glace fige temporairement une créature dangereuse, et des cristaux magiques peuvent être installés pour bloquer certaines capacités, comme la traversée de murs ou la projection de flammes. Ces mécaniques s’intègrent naturellement au gameplay et viennent remplacer les approches purement réalistes que l’on trouve dans d’autres jeux du genre. Loin d’être un gadget, la magie fait partie intégrante du système et sert à résoudre les situations de crise, mais aussi à organiser et optimiser le zoo au quotidien.
Deux approches de jeu sont proposées. La première repose sur une progression guidée, articulée autour d’un arbre de recherche et d’une série de défis à relever. On y débloque progressivement de nouvelles créatures, installations et possibilités, en suivant un rythme pensé pour découvrir les mécaniques étape par étape. La seconde, le mode bac à sable, met immédiatement tout le contenu à disposition. C’est le terrain de jeu idéal pour expérimenter librement, tester des combinaisons d’enclos et d’animaux, ou simplement construire sans contrainte financière ou technologique. Dans les deux cas, l’interface est conçue pour être intuitive, et la construction repose sur un système en grille classique, garantissant une prise en main rapide.
La gestion économique est volontairement légère. Il faut tout de même recruter et payer le personnel, financer la construction et l’entretien des installations, acheter les animaux et s’assurer que les visiteurs dépensent suffisamment pour maintenir la trésorerie à flot. Les revenus proviennent principalement des billets d’entrée et des stands disséminés dans le parc. Cette simplicité permet de se concentrer sur l’aspect créatif et interactif plutôt que sur des calculs complexes. L’objectif principal reste de maintenir un parc sûr et attractif, plutôt que de micro-gérer une économie ultra-détaillée.
Le chaos fait partie intégrante de l’expérience. Lorsqu’un animal s’échappe ou se met à menacer l’environnement, le joueur peut choisir d’intervenir directement ou de laisser la situation dégénérer. Dans ces moments, une mécanique de combat simple prend le relais : on peut neutraliser une créature à l’aide de sorts ou en déclenchant des mécanismes prévus à cet effet. C’est une dimension ludique qui rompt la monotonie et apporte un rythme alternant phases de construction calme et moments de tension. Ces incidents rappellent que, dans Fantasy Zoo, la magie n’est pas seulement décorative, mais un outil indispensable de gestion de crise.
La version 1.0 a marqué une étape importante avec l’ajout de contenu significatif et des améliorations notables. Douze nouvelles créatures ont rejoint le bestiaire, portant le total à trente. Parmi elles, on retrouve des figures imposantes comme le jotun, des créatures insaisissables comme le fantôme, ou encore des menaces polyvalentes comme l’hydre. Les visiteurs ont également été gâtés avec de nouveaux stands proposant de la viande, des sucreries ou des potions aux effets amusants, tels que l’accélération ou l’amnésie temporaire. Les toilettes, revisitées avec humour, existent désormais en version standard, en pierre, ou en format magique, minuscule à l’extérieur mais spacieuse à l’intérieur.
Les environnements du parc ont bénéficié d’un soin particulier, avec des enrichissements apportés aux biomes de lac, volcanique et cimetière. Chaque zone peut désormais accueillir des éléments décoratifs supplémentaires comme des plantes aquatiques, des rochers ou des arbres spécifiques, renforçant l’immersion et la variété visuelle. L’interface utilisateur a, elle aussi, été repensée : il est désormais possible de personnaliser ses couleurs, de réorganiser les boutons de construction, de filtrer plus efficacement les bâtiments et de profiter d’une meilleure lisibilité des informations concernant les animaux. De nouvelles options graphiques et des écrans de chargement illustrés viennent compléter ce travail d’optimisation.
Ces évolutions s’accompagnent d’un ensemble de corrections techniques visant à rendre l’expérience plus fluide et cohérente. Des problèmes liés au comportement des animaux ont été réglés, notamment l’agressivité entre créatures dans des enclos séparés ou le fonctionnement des barrières anti-pétrification. Des ajustements ont également été apportés aux défis, au pathfinding et aux systèmes d’affichage, afin de réduire les situations incohérentes ou bloquantes. Dans l’ensemble, la version finale se présente comme un produit plus stable et mieux poli que lors des premières phases de développement.
Fantasy Zoo se définit donc comme une expérience de gestion à la fois thématique et accessible. Il ne cherche pas à concurrencer les simulations ultra-réalistes du genre, mais à offrir un terrain de jeu créatif où l’imagination et l’humour tiennent une place centrale. Le joueur y bâtit, organise et protège un parc hors du commun, en jouant avec les contraintes propres aux créatures magiques et aux incidents qui en découlent. L’accent est mis sur la personnalisation, la diversité des situations et la possibilité de s’amuser rapidement, que ce soit dans une partie cadrée par des objectifs ou dans une construction libre sans autre limite que celle imposée par le terrain.
En définitive, Fantasy Zoo propose une vision originale du jeu de gestion, où la fantaisie et la magie ne sont pas de simples artifices visuels, mais des mécaniques de gameplay à part entière. Sa sortie en 1.0 a consolidé son contenu, enrichi ses systèmes et renforcé son interface, tout en conservant la philosophie de simplicité et d’accessibilité qui le caractérise. C’est un jeu qui invite à expérimenter, à improviser et à savourer des situations parfois chaotiques, dans un univers où chaque enclos raconte une petite histoire fantastique.
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