[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

8 Juillet 2013 Publié dans #Tests jeux PS3

Deadly Premonition est un jeu sorti sur Xbox 360 il y a près de 3 ans, qui refait surface dans une version Director's Cut avec du contenu supplémentaire et la prétention d'être bien plus beau graphiquement. Il a énormément divisé les joueurs à l'époque et vous allez voir pourquoi mais aussi de quel côté je me range via ce test que je vous propose.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Vous incarnez un agent du FBI mais pas n'importe lequel car il s'agit de Francis York Morgan mais je l'appelerai York, car tout le monde l'appelle York. Ce jeune agent qui a avec brio résolu l'affaire de la tueuse aux ongles en lames de rasoir va commencer son enquête sur les mystérieux meurtres qui ont eu lieu récemment, le dernier ayant été découvert dans le paisible village de Greenvale. Vous aurez vite fait de constater que York est un marginal à forte tendance schizophrène car il s'adresse sans cesse à un dénommé Zach que personne ne voit excepté lui.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

En tant qu'agent du FBI vous aurez donc à rencontrer les villageois, à leur poser des questions, chercher des indices et pour cela vous pourrez vous déplacer librement dans Greenvale à l'aide d'une voiture. Avec un petit côté GTA il y a notament certaines contraintes qui rendent le jeu plus réaliste comme le fait de ne pouvoir voir certaines personnes que durant leurs horaires de travail. Un côté intéressant bien creusé et sympathique par rapport au fait qu'il faille faire manger et dormir notre jeune ami sous peine de le voir périr qui est assez contraignant.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Outre l'enquête vous aurez tout le loisir de croiser sur votre chemin des monstres qui s'apparentent à des zombies qu'il vous faudra éliminer pour avancer. Nous sommes donc dans la seconde phase de Gameplay, une sorte de TPS dans des couloirs fermés où vous aurez parfois droit à quelques QTE et ne ferez qu'avancer, tuer et résoudre de maigres énigmes. Pour ne pas vous perdre on vous indique quelle porte ouvrir ou encore où se trouve votre objectif histoire de faciliter un jeu qui n'est déjà pas très difficile à la base et ne propose pas différents modes de difficulté.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Les graphismes sont dignes des débuts de la PlayStation 2 et je pèse mes mots, d'autant plus lorsqu'il m'est impossible de savoir quoi faire dans certains menus tant les bugs d'affichages sont nombreux. Cela est sans compter sur les textes bourrés de fautes d'orthographe, de grammaire et de frappe. Les musiques du jeu sont plutôt sympathiques dans l'ensemble mais interviennent au mauvais moment et c'est bien dommage car cela ruine totalement l'immersion du joueur. En ce qui concerne les bruitages ce sont toujours les mêmes et ils finissent par perdre toute crédibilité.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Concernant le Gameplay il est indigeste, on a peut-être gagné depuis la version 360 du jeu la possibilité de bouger la caméra mais il est parfois difficile de se déplacer lorsque l'on se retrouve avec un mur en premier plan. De nombreux bugs et de freezes sont également de la partie histoire de faire perdre encore plus d'immersion au joueur. En voiture vous remarquerez vite qu'il est difficile de prendre les virages correctement et finalement visiter la ville s'avèrera plus une corvée qu'autre chose. Je ne vous parlerai pas des médailles qui flottent et que vous pourrez collecter qui n'ont à mon sens rien à faire dans ce genre de jeu.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Néanmoins je tiens à souligner que le scénario de ce jeu relève du génie. Très étrange du début à la fin tant grâce à une histoire relative à certaines légendes urbaines qu'aux personnages et notamment à York qui s'avère assez mystérieux et qui nous rend curieux en ce qui concerne son passé. La ville de Greevale est également très importante car il s'agit d'un monde atypique sur lequel bon nombre de questions se soulèvent. Bref vous l'aurez compris scénaristiquement parlant ce jeu est un chef d'oeuvre.

[Test] Deadly Premonition : The Director's Cut

Au final Deadly Premonition : The Director's Cut est un jeu que je ne peux pas conseiller pour la simple et bonne raison que je ne m'y suis pas amusé un seul instant. Graphiquement à la ramasse, jonché de bugs aussi techniques que visuels, le Gameplay est également très désagréable. La musique s'en sort bien mais est mal utilisée ce qui ruine tout son charme. Pourtant le scénario est excellent avec un humour omniprésent et une ambiance glauque à souhait malheureusement ruinée par un mauvais développement général. J'adorerais voir un film de ce jeu pour pouvoir profiter de tous les bons côtés de ce dernier et l'apprécier à sa juste valeur sans devoir en subir toutes les tares.

 



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